Un espace pour la lenteur, le retrait, et le souffle de la lumière intérieure.
Je ne photographie pas pour montrer.
Je photographie pour laisser venir.
Je compose avec le vide comme on compose avec le silence en musique.
Je cherche ce qui se retire, ce qui
s’efface, ce qui glisse à peine.
Je préfère le tremblement à la netteté, le flou à la preuve.
Car c’est dans le presque, dans le bord, dans
le pas tout à fait là, que je sens la vérité.
Je ne cadre pas pour capturer.
J’ouvre un espace. Un passage. Une respiration.
Je laisse la lumière entrer sans forcément éclairer.
Je laisse le sujet habiter la marge, ou ne pas
être.
Je laisse les choses apparaître, puis disparaître.
Je cherche les traces subtiles que la vie laisse derrière elle.
Des silences habités.
Des émotions
suspendues.
Des formes effacées.
Mes images parlent de l’humain, sans toujours le montrer.
Elles parlent d’une présence intérieure.
D’un
souffle.
D’un lieu sensible : Rue 44.
Poésie sonore: "Tout est déjà là"
Rue 44 est un lieu tenu par Stéphane Lévêque.